L’organisation des audits qualité internes, également appelés audits ISO, ou audits réglementaires, doit prendre en compte les principes de l’audit définis notamment dans la norme ISO 19011, qui fournit les lignes directrices pour l’audit des systèmes de management. Cette norme encadre le management d’un programme d’audit ainsi que la réalisation des audits de systèmes de management. Elle constitue un cadre de référence essentiel pour structurer une démarche d’audit cohérente, objective et efficace, quel que soit le secteur d’activité concerné.
Au-delà de la méthodologie, la réalisation d’un audit qualité interne repose également sur le suivi de la compétence des personnes impliquées dans le processus d’évaluation. Cela concerne aussi bien les responsables du management du programme d’audit que les auditeurs et les équipes d’audit. La compétence, l’expérience, l’objectivité et la capacité d’analyse sont des facteurs déterminants pour garantir la pertinence des constats formulés et la valeur ajoutée de l’audit pour l’organisme audité.
La mise en œuvre des audits internes s’organise selon des étapes clairement identifiées. Une préparation rigoureuse, un pilotage structuré et une restitution claire permettent de faire de l’audit un véritable outil d’amélioration continue et de maîtrise des risques.
La première étape consiste à définir précisément les objectifs du programme d’audit réglementaire. Ces objectifs doivent être en lien avec les orientations stratégiques de l’organisme, définies par la direction. L’audit interne ne doit pas être perçu comme une simple obligation de conformité, mais comme un levier de pilotage, d’évaluation et d’amélioration du système de management.
Il convient ensuite de déterminer l’étendue du programme d’audit. Les organismes certificateurs ont aujourd’hui assoupli leurs exigences en matière de fréquence de réalisation des audits internes. L’ensemble des processus de l’entreprise ainsi que les exigences normatives peuvent désormais être évalués sur un cycle de certification ou d’accréditation, généralement de trois à cinq ans. Cette approche permet une vision plus globale de la performance du système de management, à condition que le programme d’audit soit bien structuré.
La troisième étape consiste à identifier les ressources disponibles pour la mise en œuvre du programme d’audit. Les compétences recherchées et le nombre d’auditeurs internes doivent être en adéquation avec les processus à auditer. La disponibilité commune des auditeurs et des audités est également un facteur important à prendre en compte pour garantir un déploiement efficace du programme d’audit interne.
À ce stade, l’entreprise ou l’organisme peut également envisager l’externalisation de la réalisation de ces audits internes, qu’il s’agisse d’audits qualité ou d’audits techniques. Cette solution peut s’avérer pertinente lorsqu’un regard extérieur, objectif et expert est recherché pour renforcer la fiabilité du dispositif.
Enfin, il faut mettre en œuvre le programme d’audit en formulant le plus précisément possible les objectifs, le champ et les critères de chaque audit individuel. Le choix des méthodes d’audit constitue aussi un facteur clé de succès : étude documentaire, modalités de pilotage, entretiens, observation terrain, tests de traçabilité, etc.
Lors de cette phase, un(e) responsable d’audit doit être désigné et doit rédiger un plan d’audit transmis en amont aux équipes auditées. La préparation de l’audit doit être réalisée par l’ensemble de l’équipe d'évaluation à travers la demande de documents, la revue des informations documentées transmises, la répartition des tâches au sein de l’équipe et la prise de connaissance des audits précédents, en particulier des écarts et des points à surveiller.
L’audit doit débuter par une réunion d’ouverture, conformément au plan d’audit initialement transmis. Cette réunion permet de présenter les auditeurs et l’organisme audité, mais aussi de valider l’organisation pratique de l’audit et le domaine d’application du système de management audité. La direction de l’entreprise ou de l’organisme audité, ou l’un de ses représentants, doit être présente lors de cette étape.
La réalisation de l’audit s’appuie sur plusieurs méthodes complémentaires : entretiens avec le personnel, étude documentaire, observation des situations et des pratiques sur le terrain. L’étude documentaire doit être privilégiée autant que possible en amont de l’audit sur site. Les activités auditées doivent se dérouler normalement et refléter la pratique usuelle de l’entreprise.
L’audit doit permettre le recueil d’éléments tangibles, également appelés éléments de preuve, afin d’étayer les observations et les constats relevés. Les constats sont annoncés au fil de l’audit et peuvent faire l’objet d’échanges entre l’auditeur et les audités. Cette démarche favorise une meilleure compréhension des écarts éventuels et renforce la qualité du dialogue.
L’audit se conclut par une synthèse des observations et des constatations établies par l’ensemble des auditeurs. Les constats doivent être formulés de manière compréhensible, illustrée et fidèle à ce qui a été observé durant l’audit. La conclusion est matérialisée par une réunion de clôture qui présente les constats aux audités.
À ce stade, il n’est plus question de débattre du fond. Les audités ont toutefois la possibilité de formuler un désaccord, à condition de le mentionner dans le procès-verbal de clôture. Ce désaccord doit être précis et argumenté. Il pourra être transmis à la commission chargée de se prononcer sur la délivrance, le maintien ou la suspension de la certification ou de l’accréditation.
Le rapport d’audit doit ensuite reprendre fidèlement et exclusivement les points abordés pendant l’audit. Il constitue un outil essentiel au service de l’entreprise ou de l’organisme audité, puisqu’il doit lui permettre de définir les plans d’actions les plus adaptés aux situations observées, notamment les actions correctives.
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