Il existe une diversité de labels RSE, chacun adapté à des besoins spécifiques et à différents types d'entités :
Les labels généralistes et spécifiques : Les labels RSE généralistes englobent l'ensemble des aspects sociaux, sociétaux, environnementaux et économiques de la RSE. Par exemple, le label LUCIE offre aux entreprises des moyens pour avoir un impact positif sur leur environnement et leur communauté, favorisant ainsi une croissance durable. À l'inverse, certains labels sont plus spécifiques, se concentrant sur des aspects particuliers de la RSE. Par exemple, le label Empl'itude met en valeur les bonnes pratiques en matière d'emploi et de ressources humaines.
Les labels en fonction de la taille de l'entreprise : Certains labels sont conçus pour s'adapter à la taille des entreprises. Le label BCorp, par exemple, convient aux grandes entreprises opérant à l'échelle mondiale, tandis que le label PME+ valorise les petites et moyennes entreprises ayant des pratiques responsables et éthiques. Ces labels sont souvent adaptés aux besoins spécifiques et aux défis rencontrés par chaque catégorie d'entreprise.
Les labels sectoriels : Les labels sectoriels sont spécifiques à un secteur d'activité ou à un type de structure. Ils prennent en compte les enjeux et les défis propres à chaque secteur. Par exemple, le label Ethibat met en lumière les entreprises du secteur du BTP qui favorisent l'emploi local et respectent les normes légales sur les chantiers. De même, le label RSEi concerne les entreprises inclusives, favorisant l'emploi des personnes vulnérables.
Les labels RSE pour les collectivités : Enfin, certains labels sont destinés spécifiquement aux collectivités locales. Par exemple, l'Agenda 21 local encourage les collectivités à mettre en œuvre des actions conformes aux principes de la RSE et du développement durable, adaptées aux besoins et aux caractéristiques locales.
Chaque type de label offre une approche spécifique pour promouvoir la responsabilité sociale et environnementale, répondant ainsi aux divers besoins et contextes des entreprises, des organisations et des collectivités.
Les différents labels en matière de Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) offrent de nombreuses options pour les entreprises cherchant à démontrer leur engagement envers le développement durable et la responsabilité sociale. Chaque label présente ses propres caractéristiques et exigences, adaptées à divers secteurs d'activité et niveaux d'engagement.
Le Label LUCIE, établi en 2007, se distingue par son engagement envers l'indépendance et son suivi après 18 mois. En suivant le référentiel de l'ISO 26 000, il offre une structure solide pour évaluer et améliorer les pratiques RSE des entreprises. De même, le Label Engagé RSE, également développé en 2007, offre une certification valable trois ans, incluant des références à l'ISO 26 000 et à l'initiative Global Reporting.
Pour les entreprises qui cherchent une reconnaissance internationale, le Label BCorp, lancé en 2006, offre une certification après un audit important par BCorp, exigeant même l'intégration d'une raison d'être dans les statuts de l'entreprise. Il est particulièrement accessible aux PME, permettant une démarche transparente et gratuite via un questionnaire en ligne suivi d'un audit pour les entreprises qui répondent aux critères.
Le Label PME+, initié en 2014, répond spécifiquement aux besoins des PME françaises en offrant un audit annuel réalisé par Ecocert environnement, et en s'inspirant des principes de l'ISO 26 000. C'est une initiative soutenue par la Fédération des entreprises et entrepreneurs de France (FEEF), offrant un cadre adapté aux PME désireuses de progresser dans leur démarche RSE.
La notation Ecovadis, établie en 2007, se démarque par son approche basée sur un questionnaire et des justificatifs évalués par des experts. Cette certification, valable un an, s'appuie sur plusieurs référentiels internationaux, ce qui en fait un outil de référence pour évaluer la performance RSE des entreprises à l'échelle mondiale.
Positive Company®, lancé en 2020, met l'accent sur l'implication des parties prenantes dans la stratégie RSE de l'entreprise, en recueillant les avis des clients, fournisseurs et salariés sur différentes catégories d'audit. Cette approche participative vise à renforcer l'engagement des entreprises envers le développement durable.
Enfin, le Label Numérique Responsable, mis à jour en 2021, s'adresse spécifiquement aux organisations cherchant à réduire leur empreinte écologique dans le domaine numérique. Conçu par l'Institut du Numérique Responsable en partenariat avec des institutions reconnues, il offre une certification en deux niveaux pour encourager une transition vers des pratiques numériques plus durables.
En choisissant le label approprié, les entreprises peuvent non seulement démontrer leur engagement envers la RSE, mais aussi bénéficier d'un cadre structuré pour améliorer continuellement leurs pratiques sociales, environnementales et économiques.
D'autres que les labels RSE, les certifications jouent également un rôle crucial dans l'évaluation et la gestion des politiques de Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) pour les entreprises, associations et collectivités.
Les certifications d'ECO-CERT sont largement reconnues, attribuant des certifications biologiques et écologiques dans divers secteurs tels que l'agroalimentaire, le bois, le textile et les cosmétiques. Parmi ses labels figurent le Commerce Équitable, l'Agriculture Biologique Europe et Fair for Life. Le processus d'obtention de ces certifications commence par une demande formelle soumise à l'organisme, suivi d'un contrôle de conformité des produits et d'une évaluation des activités. Les entreprises doivent respecter un cahier des charges spécifique et subissent un audit dès le début de leur transition vers le bio, suivi d'un examen par un expert avant l'octroi de la certification. Des audits annuels sont ensuite réalisés pour maintenir la certification, permettant aux entreprises de commercialiser leurs produits comme étant "issus de l'agriculture biologique".
Le UN Global Compact, lancé par l'ONU en 2000, vise à encourager les entreprises à adopter des pratiques responsables autour de quatre thèmes principaux : les droits de l'homme, les normes internationales du travail, l'environnement et la lutte contre la corruption. Les entreprises participantes doivent soumettre un rapport annuel appelé Communication sur le Progrès (CoP) pour rendre compte de leurs avancées. Les organisations à but non lucratif doivent quant à elles rédiger un rapport Communication sur l'Engagement (CoE) tous les deux ans, centré sur leurs activités spécifiques. En 2020, le Global Compact comptait 1298 participants, dont 1195 entreprises et 103 organisations à but non lucratif.
La certification internationale B Corp, ou Benefit Corporation, est attribuée aux entreprises répondant à des critères rigoureux en matière de gouvernance, de transparence et de responsabilité sociétale et environnementale. Le processus de labellisation implique la soumission d'un questionnaire en ligne et la fourniture de preuves d'engagement dans cinq domaines clés. Une fois labellisée, l'entreprise doit maintenir sa performance jusqu'au renouvellement du label tous les trois ans.
EcoVadis évalue les performances RSE des entreprises dans cinq domaines : social, droits humains, éthique, environnement et achats responsables. Ce processus d'évaluation, basé sur des preuves fournies par l'entreprise, donne lieu à un rapport détaillé attribuant des notes dans chaque catégorie ainsi qu'un score global. Cette notation, renouvelée annuellement, offre aux entreprises une vision claire de leurs forces et faiblesses en matière de RSE, leur permettant de démontrer leur engagement envers les parties prenantes.
Pour en savoir plus :
- Choisir le bon label RSE
- La Responsabilité Sociétale des Entreprises